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Ateliers de la Douleur

Samedi 18 novembre 2017 - 12h15 – 13h45

 

La douleur, le soin, le patient. Et l'éthique dans tout ça ?

Coordonateur : Philippe QUERUEL (Hyères)
 

- Cas clinique : cannabis, psychiatrie et, douleur
Martine JANIAUD (Hyères)

- Discussion : Hippocrate au pays du Droit
Philippe QUERUEL (Hyères)

- Cas clinique : du soin douloureux à la fin de vie
Marie-Noël BARTHOLOMEI (Hyères)

- Discussion : Les principes éthiques, ce n’est pas du toc !
Philippe QUERUEL (Hyères)

- Cas clinique : Précarité, sortie de l’hôpital, prise en charge de la douleur
Martine JANIAUD, Marie-Noël BARTHOLOMEI (Hyères)

- Discussion : la réunion de délibération éthique, ce n’est ni la bar du coin ni le repas de famille !
Philippe QUERUEL, Martine JANIAUD, Marie-Noël BARTHOLOMEI (Hyères)

 

 

Résumé

La personne qui souffre, qui a mal, qui exprime une douleur, ne laisse pas indifférent et interpelle particulièrement le soignant. Pourtant, la réponse n’est pas toujours empathique, jusqu’à mettre en doute parfois la réalité de la plainte. Dès lors, dans sa prise de conscience, le soignant doit pouvoir prendre du recul et s’interroger de manière critique, c'est-à-dire élaborer une interrogation éthique.
Mais on ne peut délibérer qu’avec des outils, et surtout, avant toute chose, après s’être débarrassé  de ses émotions : il n’y a pas de place dans la délibération éthique pour le jugement de valeur. Il faut savoir considérer et accepter les demandes mais aussi les croyances de ce patient douloureux qui est en face de nous.
On va donc utiliser certains concepts : utilitarisme/déontologisme ; et certains principes : autonomie, bienfaisance, non-malfaisance, justice ; afin de questionner notre pratique de soin pour tenter de trouver « la moins mauvaise solution » (mais l’est-elle toujours pour chacun des acteurs ?) adaptée à chaque cas.
En effet, la réponse à cette interrogation ne peut qu’être singulière (casuistique), sans pouvoir être généralisée. Parce que le soin n’est pas seulement l’action d‘évaluer ou de calmer la douleur : il doit être global, s’adressant à l’être humain qu’est le patient douloureux pour rétablir sa dignité.


 

Expression de la douleur dans le trouble du Spectre Autistique

Coordonateur : Djéa SARAVANE  
Centre Régional Douleur et Soins Somatiques en Santé Mentale, Autisme, Polyhandicap et Handicap génétique rare, EPS Barthélemy Durand, Etampes

 

- Généralités sur l’expression de la douleur de la personne autiste
Djéa SARAVANE  (EPS Barthélemy Durand, Etampes)

- Modalités de l’expression de la douleur chez la personne autiste
Isabelle MYTYCH (EPS Barthélemy Durand, Etampes)

- Observations des infirmières sur les modalités de l’expression de la douleur
Emilie DUCREUX, Charlotte MERCIER (EPS Barthélemy Durand, Etampes)

- Observations des infirmières sur la perception de douleur chez l’autiste dyscommunicant
Stéphanie DA SILVA (EPS Barthélemy Durand, Etampes)                                                                           

- Modalités de l’évaluation de la douleur : échelle adaptée et prise en charge
Isabelle MYTYCH (EPS Barthélemy Durand, Etampes)

 

 

Résumé

L’autiste ne semble pas souffrir lorsqu’il se blesse, lorsqu’il se mutile
Ne sait-il pas manifester ? Ne perçoit-il pas la douleur ?
Mais cette douleur se présente très souvent sous des formes atypiques
Le rejet de ces manifestations atypiques de douleur représente une discrimination directe contre ces personnes autistes, donc un impact néfaste pour ces personnes mais aussi sur les familles et la société en tant que telle.
A partir des observations cliniques, on propose les modalités de l’expression de la douleur
Et quelle échelle d’évaluation adaptée peut-on proposer ?
Les modalités de traitement de la douleur chez ces personnes autistes


 

Audits croisés : Prise en charge de la douleur induite par les soins

Coordonateur : Karine CONSTANS (Beauvais)
 

- Audits croisés de la prise en charge de la douleur induite par les soins :
méthodologie et résultats de la campagne de 2016

Anne-Cécile GILQUIN (Amiens)

- Bilan global des actions menées depuis l'audit
Karine CONSTANS (Beauvais)

- Expérience du CH de BEAUVAIS
Karine CONSTANS (Beauvais)

 

 

Résumé

Les audits croisés sur la prise en charge de la douleur induite par les soins, réalisés dans le cadre du Réseau Qualité-Risques Picardie, encouragent les établissements et services participant à améliorer leurs pratiques grâce à :
- un regard extérieur sur leurs pratiques de PEC de la douleur induite par les soins ;
- la déclinaison de pistes d’amélioration au sein de leur établissement et au niveau régional ;
- la possibilité de se situer par rapport aux autres établissements ;
- un échange de pratiques via les regards croisés.

Les 21 établissements participants ont bénéficié d’un audit un jour donné, s’appuyant sur une approche plurielle de la douleur induite par les soins : politique et organisation déployées dans l’établissement, observation des soins et rencontre avec les soignants et enfin, perception du patient.
Les résultats de cette étude ont montré des points forts et des aces d’amélioration communs : un dynamique et des professionnels engagés dans la prévention de la douleur induite, mais dont la diffusion au plus près du terrain est encore à harmoniser.
 


 

Douleurs neuropathiques oro-faciales : Quelle place pour le chirurgien-dentiste ?

Coordonateurs : Nathan MOREAU (Paris)
 

- Introduction : Spécificités des douleurs neuropathiques orofaciales
Yves BOUCHER (Paris)

- Diagnostic différentiel des odontalgies d’origine neuropathique
Audrey CHANLON (Pontoise)

- Manifestations orofaciales atypiques des névralgies trigéminales
Nathan MOREAU (Paris)

- Burning Mouth Syndrome secondaire à une carence en vitamine 
B9 : une origine neuropathique ?
Nathan MOREAU (Paris)


 

Résumé

Les douleurs neuropathiques oro-faciales, impliquant une atteinte ou un dysfonctionnement du système nerveux trigéminal, présentent de nombreuses spécificités sur le plan clinique et physiopathologique par rapport aux douleurs neuropathiques spinales.
A travers l’expérience des cas cliniques observées au sein de deux consultations spécialisées de diagnostic et traitement des douleurs chroniques oro-faciales, cet atelier propose de discuter les spécificités des douleurs neuropathiques orofaciales, leurs principales étiologies et la place majeure que doit jouer le chirurgien-dentiste dans le diagnostic positif et différentiel de ces douleurs neuropathiques.
Ainsi, cet atelier a pour finalité de discuter l’intérêt d’une collaboration pluridisciplinaire entre neurologues et chirurgiens dentistes dans la prise en charge de ces douleurs neuropathiques spécifiques.


 

La neurostimulation médullaire : utilité en douleur chronique ou bluff technique ? 

Coordonateurs : Chantal WOOD  (Limoges)
 

- L’implantation médullaire : quand la discuter ? 
Gaëlle MARTINÉ (Limoges)

- Evolutions techniques et technologiques au service du patient : du matériel à l’hypnose intra-opératoire pour optimiser l’implantation
Philippe RIGOARD (Poitiers)

- A qui la proposer ? 
Nicolas NAIDITCH (Poitiers)

 

 

Résumé

La structuration d’un réseau douleur multi-disciplinaire robuste doit permettre de mettre en place une approche multi-angulaire de la douleur chronique. Comme pour de nombreuses techniques, la neurostimulation médullaire se doit de reposer sur un réseau douleur multi-disciplinaire robuste dont les multiples compétences permettent une approche multi-angulaire de la douleur chronique.
Nous proposons, au travers de ce premier débat, de repositionner la neurostimulation implantée au niveau du parcours des patients en partant d’une pathologie connue le Failed Back Surgery Syndrome. La première étape consiste à accepter en tant que soignant,  l’échec de nos techniques curatives chirurgicales, médicales et notamment pharmacologiques. De cette acceptation découle l’évolution des mentalités médicales pour être capable de réfléchir à la question suivante : doit-on privilégier à tout prix et à tout moment la « non-invasivité » dans le parcours du patient douloureux chronique ou existe-t-il une alternative, un compromis entre efficacité et effets secondaires, et le cas échéant, comment le mettre en place ?
Qu’elle soit mono ou multi-colonnes, tonique ou utilisant de nouvelles formes d’ondes, l’efficacité de la stimulation médullaire implantée implique un processus de sélection drastique des patients mais aussi une rigueur dans l’optimisation des paramètres d’implantation. Une présentation des données issues de l’étude française multicentrique randomisée ESTIMET sur les électrodes multi-colonnes, permettra de saisir à quel point l’optimisation de la programmation et le niveau d’implantation de l’électrode au niveau du canal vertébral, sont des paramètres cruciaux.
A cet effet, le développement des techniques d’implantation de ces électrodes chirurgicales par voie mini-invasive nous permet maintenant de réaliser cette procédure en condition éveillée, et même de proposer au patient une hypnose intra-opératoire, pour profiter de sa collaboration au moment de l’implantation.
Le dernier exposé de cet atelier a pour mission de nous désolidariser du rôle de « technicien implanteur » et de nous faire renouer avec la dimension humaine de la douleur. On ne peut concevoir que celle-ci se traite uniquement en « électronisant » un patient, mais en prenant également en compte sa dimension psychosociologique. L’objectif de ce dernier exposé n’est absolument pas de stigmatiser ou de plaider pour une stratification arbitraire de la population des douloureux chroniques, mais plutôt de défendre l’ambition d’une thérapie personnalisée et adaptée aux situations de chacun. 
Nous nous appuierons, ici aussi, sur des données statistiques issues de la littérature récente et nous verrons, par exemple, que l’effet du temps d’attente avant implantation, ou encore que le pré-conditionnement psychologique des patients impacte directement l’efficacité de la stimulation.

L’ambivalence de nos convictions concernant cet interfaçage nécessaire sur le plan technique/psychosociologique, objectif/subjectif et au sein d’une approche inter-disciplinaire, pourrait expliquer la différence de perception qui existe au sein de la communauté médicale et certaines réticences qui devraient faire partie du passé de notre histoire collective. Une stimulation implantée par une équipe rodée, chez un patient rigoureusement sélectionné et accompagné avant/pendant et après la chirurgie, peut lui permettre de retrouver le sourire.